Les Iconiques de Monsieur Stuart
On nous demande souvent quelles sont nos pièces préférées. La vérité est que nous ne raisonnons pas en marques, mais en objets. Des objets qui ont traversé les années, les modes, les saisons, sans perdre leur raison d'être : des vêtements qui se patinent, des chaussures qui se ressemellent, des accessoires qui racontent une histoire et des créations qui procurent le même plaisir dix ans après leur achat et parfois plus longtemps encore.
Ils ne sont pas forcément les plus connus, ni toujours les plus chers. Mais ils ont quelque chose de rare : ils créent un attachement, une valeur sentimentale. Voici quelques-uns de nos iconiques, ceux que nous avons plaisir à expliquer, à faire essayer, à raconter… et souvent à recommander.



La 6 Inch Boot
TimberlandLes chaussures que l'on retrouve toujours
La Yellow Boot, que l’on appelle aussi souvent « Bucheron » me ramène immédiatement à mes années d'études. J'en ai porté pendant des années. Au lycée, en école de commerce, en hiver comme en été. Avec un jean, un chino ou même un short. J'en ai possédé plusieurs paires, dans plusieurs couleurs.
Puis un jour on passe à autre chose. On les oublie pendant quelques années. Et un matin, on les recroise dans la rue, dans les magazines. On rentre chez soi, on ouvre un placard, et elles sont toujours là.
Les vraies icônes ne vieillissent jamais. Elles attendent simplement qu'on ait envie de les retrouver. Ce que j’aime avec ces chaussures c’est qu’il y a des milliers de façons de les porter. Hyper casuel, mais aussi plus preppy… tout est possible



L'Authentic 3 Eye
TimberlandMon premier "grand achat"
Je devais avoir seize ou dix-sept ans lorsque je suis tombé amoureux de cette chaussure. C’est le bateau 3 oeillets, mais on l’appelle souvent bateau cargo ou 4X4. Je l'avais vue aux pieds de mon camarade Mathias au lycée. Cette couleur bordeaux me fascinait (Je crois pouvoir dire que c’est le plus bordeaux qui existe chez les chausseurs)
Quelques semaines plus tard, pendant des vacances à Cortina d'Ampezzo en Italie, mes parents m'offraient ma première paire. Je me souviens encore de ma fierté. À l'époque, c'était un véritable achat. Le genre de cadeau dont on se souvient longtemps.
Et des années plus tard, l'année dernière pour être franc, je me suis offert exactement la même paire. Certaines envies ne vieillissent jamais.



Le Classic Dan
SebagoL'élégance américaine dans sa forme la plus pure
J'ai porté mes premiers Classic Dan adolescent. À l'époque déjà, ils avaient ce mélange unique d'élégance et de décontraction qui permet de les porter avec presque tout.
Aujourd'hui encore, je les trouve aussi désirables. Indispensables en noir, mais particulièrement magnifiques en bordeaux. Avec un jean, un chino, un short : ils fonctionnent toujours.
Il y a des chaussures que l'on porte une saison. Le Classic Dan traverse les générations.




Les Docksides
SebagoLa définition de l'élégance décontractée
J'avoue avoir une tendresse particulière pour les Docksides. Et je ne suis pas le seul : mon mari Guillaume en est un grand amateur et cherche depuis longtemps une version kaki devenue presque introuvable.
Il y a une silhouette dont je ne me lasse jamais : une paire de Docksides, un chino beige, une chemise en chambray. Rien de spectaculaire. Rien d'extravagant. Simplement un équilibre parfait.
L'élégance n'a pas besoin d'être compliquée pour être remarquable.



Le Michael
ParabootUne personnalité unique
Je vais faire un aveu : le derby Michael n'est pas mon modèle préféré chez Paraboot. Et pourtant, je comprends parfaitement pourquoi il est devenu une icône. A Paris, les Michael poussent comme des champignons depuis plusieurs mois…
J'aime particulièrement les Michael qui ont vécu. Ceux qui portent les traces du temps, du soleil, des voyages, des années. Ils possèdent une personnalité que peu de chaussures réussissent à développer.
Certains objets deviennent plus attachants à mesure qu'ils vieillissent. Le Michael fait partie de ceux-là.



Le Chambord
ParabootMa Paraboot préférée
Pour moi, le véritable chef-d'œuvre de Paraboot s'appelle Chambord. Je me souviens parfaitement de la première paire que j'ai vue. J'étais en classe préparatoire. Mon ami Mathias en portait une (encore lui). Je l'ai immédiatement trouvée magnifique.
Quelques mois plus tard, j'avais enfin la mienne (merci Maman). Coloris chocolat. Et je dois avouer quelque chose : j'ai encore aujourd'hui la facture de cet achat (en francs !). C'est probablement la meilleure preuve de l'attachement que l'on peut développer pour une chaussure.
Les meilleurs achats sont souvent ceux dont on se souvient vingt ans plus tard.



La Chemise Oxford
Ralph LaurenLe grand indispensable
Nous devrions tous posséder plusieurs chemises Oxford Ralph Lauren. Blanches, bleu ciel, roses, vertes, rayées : peu importe. La coupe est juste, le tissu est superbe, et elles accompagnent absolument tout.
Je n'oserais pas compter combien j'en possède aujourd'hui. Mais je sais que plus de la moitié de mes chemises proviennent probablement de chez Ralph Lauren.
Lorsqu'un vêtement occupe autant de place dans une garde-robe, c'est rarement un hasard.



Le Polo Bear
Ralph LaurenVingt ans de fidélité
Cela fait plus de vingt ans que je collectionne les Polo Bear de chez Polo Ralph Lauren. Et cela fait plus de vingt ans que je ne m'en lasse pas. Chaque année apporte une nouvelle version, une nouvelle tenue, une nouvelle personnalité.
On le retrouve sur des pulls, des sweats, des tee-shirts, des casquettes ou même des accessoires. Et pourtant, la magie reste intacte. Chaque fois que j'en porte un, j'ai un peu l'impression de retrouver mes vingt ans. Un esprit College, l’impression d’avoir toujours 22 ans.
Le style est une affaire sérieuse. Le Polo Bear de Ralph Lauren nous rappelle qu'il peut aussi être une affaire d'humour.



La Parcours 2 Signature
AigleLa Rolls des bottes
On pourrait me demander ce qu'une botte en caoutchouc vient faire dans une boutique comme Monsieur Stuart. On découvre alors la Parcours 2 Signature.
Fabriquée à la main dans les ateliers français d'Aigle à Ingrandes-sur-Vienne, entièrement doublée cuir, incroyablement confortable et remarquablement élégante. Ce n'est plus seulement une botte : c'est un objet de savoir-faire, une démonstration de ce que l'artisanat français sait produire de mieux.
Certaines bottes sont utilitaires. D'autres donnent envie de les porter même lorsqu'il ne pleut pas.
Certaines bottes sont utilitaires. D'autres donnent envie de les porter même lorsqu'il ne pleut pas.



La Parka Gore-Tex
AigleL'imperméabilité urbaine
J'ai travaillé plusieurs années chez Aigle. Et pourtant, si je continue à porter leurs parkas aujourd'hui, ce n'est pas par nostalgie. C'est parce qu'elles réussissent quelque chose de rare : associer la technicité la plus exigeante à une véritable élégance.
Les matières sont superbes, les coupes sont urbaines, et la protection contre les intempéries est exemplaire grâce à la membrane Gore-tex. J'en possède plusieurs. Et je les porte même lorsqu'il ne pleut pas.
Je crois que le plus beau compliment que l'on puisse faire à une parka est de la porter par beau temps.


Le Tee-shirt Riviera
SunspelLe tee-shirt ultime
Cette histoire n'est pas vraiment la mienne. C'est celle d'Elvis, notre responsable de boutique. Sa phrase va devenir une référence chez Monsieur Stuart : « Une fois que tu as porté un Riviera, tu ne portes plus autre chose. »
Je crois qu'il a raison. On commence par en acheter un. Puis un deuxième. Puis un troisième. Et avant même de s'en rendre compte, on cherche à les avoir dans toutes les couleurs.
Le luxe n'est pas toujours spectaculaire. Parfois, il tient simplement dans un tee-shirt parfaitement exécuté.



La Sten
PyrenexL'envie de ne pas choisir
Il y a des produits qui posent un problème inattendu : ils sont tellement réussis qu'on n'arrive pas à choisir une couleur. C'est exactement ce que je ressens devant la Sten de Pyrenex. Marine, kaki, rouge… chacune possède sa propre personnalité, chacune raconte une histoire différente.
Je vais être honnête : je n'en possède pas encore. J'ai longtemps travaillé chez Aigle et mon vestiaire d'hiver en porte naturellement les traces. Mais celle-ci, j'en rêve depuis longtemps. Et je crois bien qu'elle fera partie de mes premiers achats cet hiver.


La Caribou
SorelBien plus qu'une chaussure de neige
J'ai découvert Sorel plus en profondeur lorsque je travaillais chez Aigle. Comme beaucoup de professionnels du secteur, nous analysions les produits des autres marques, et il y avait toujours un modèle qui revenait : la Caribou.
Tout le monde l'a déjà vue, tout le monde connaît sa silhouette. Mais peu de gens savent qu'il s'agit d'une Sorel Caribou. Bien sûr, elle est faite pour la neige. Mais ce qui me plaît le plus, c'est de la détourner : avec un jean, un chino, un pantalon en velours. Elle apporte immédiatement une personnalité incroyable à une silhouette.


Le Denim Brut
A.P.C.Une histoire d'amour qui commence mal
Je me souviens parfaitement de mon premier jean A.P.C. C'est un ami qui me l'a fait découvrir en 2006, il y a vingt ans, et il est aujourd'hui devenu directeur commercial de la marque.
La première fois que l'on en essaie un, l'expérience est presque déroutante. La toile est rigide, on peine à le fermer, on s'assoit difficilement. Et puis la magie opère. Jour après jour, le denim s'assouplit, épouse votre silhouette et devient l'un des vêtements les plus personnels de votre vestiaire.
Les vrais amateurs vous diront même qu'un jean A.P.C. ne se lave pas. Il se vit. Il se patine. Il raconte une histoire.

Le G-Pant
GramicciLa transition parfaite
J'ai une affection particulière pour le G-Pant de Gramicci, parce qu'il répond à une problématique que beaucoup d'hommes de ma génération connaissent bien : nous avons envie d'adopter des volumes plus amples, plus contemporains, sans toujours savoir par où commencer.
Le G-Pant est probablement la meilleure porte d'entrée possible. On y retrouve le confort d'un jogging, mais avec un tombé remarquable pour une silhouette vraiment décontractée. La toile est superbe, la coupe est intelligente, et on s'y sent immédiatement bien.
Vous comprendrez très vite pourquoi ceux qui en possèdent un finissent souvent par en acheter plusieurs.



Le Renard
Maison KitsunéLe cousin parisien du Polo Bear
Pour moi, le renard Maison Kitsuné est un peu le Polo Bear de la maison franco-japonaise. Chaque saison, il revient sous une nouvelle forme : brodé, tricoté, imprimé. Sur un sweat, un tee-shirt, une casquette ou un tote bag.
On l'aime de face, on l'aime en mouvement, on l'aime parfois à deux têtes. Et surtout, on aime cette capacité qu'il a à donner immédiatement de la personnalité à un vêtement.
Certaines icônes se reconnaissent à leur silhouette. D'autres à un simple regard.



Les Foulards
Inoui ÉditionsL'impossible choix
J'ai découvert Inoui Éditions grâce à mon autre amie Sophie, la parisienne. Et très vite, j'ai compris que j'avais un problème : choisir. Parce que chez Inoui Éditions, chaque dessin raconte une histoire différente et qu’ils sont tous magnifiques
J'ai une affection particulière pour les collections où les chiens occupent une place centrale. Mais au fil des différents modèles, j'ai découvert des univers, des paysages, des animaux et des compositions qui rendent chaque choix presque impossible.
Certaines marques ont des produits iconiques. Chez Inoui Éditions, la marque est elle-même une icône.


La Moc Toe
Red WingPlus elles vivent, plus elles deviennent belles
Ma première paire de Red Wing me ramène immédiatement à Biarritz. Je passais devant une vitrine : le mannequin portait un jean retroussé et une paire de Moc Toe. L'ensemble était tellement réussi que je suis entré dans la boutique. Et je suis ressorti avec les deux.
Ce que j'aime chez Red Wing, c'est qu'elles semblent défier toutes les règles habituelles. On pourrait croire qu'il faut les préserver, les ménager, les protéger. En réalité, elles deviennent de plus en plus belles à mesure qu'elles vivent.
Il est rare qu'une chaussure soit plus séduisante usée que neuve. Une Red Wing fait partie de ces exceptions.



Snoopy
Leblon DelienneLe plaisir de collectionner
Je me souviens parfaitement du moment où j'ai découvert Leblon Delienne. C'était au Printemps Haussmann. Le corner était magnifique. Et je me suis offert un cadeau de Noël : un Snoopy.
Depuis, je comprends parfaitement les collectionneurs. Parce que l'on commence par une pièce. Puis une deuxième. Puis une troisième. Et l'on découvre peu à peu un univers où l'enfance, le design et l'art de vivre se rencontrent.
J'ai un faible pour Snoopy et Woodstock. Mais rendez-vous avant Noël, je vous réserve quelques surprises…


Le Sac Panga
YETILes cicatrices du voyage
YETI est née dans l'univers de la pêche à la mouche et de l'outdoor américain. Mais mon coup de cœur absolu chez eux reste le sac Panga. Ce n'est pas simplement un sac : c'est presque un vêtement, un compagnon de voyage, un objet que l'on porte, que l'on malmène, que l'on emmène partout.
Et c'est précisément ce qui le rend beau. Parce qu'au fil des années, il se marque. Il conserve les traces des voyages, les souvenirs, les aventures. Comme une belle paire de Red Wing.
Les objets auxquels on s'attache sont souvent ceux qui portent les traces de notre propre histoire.


